SÉCURITÉ - PRÉVENTION

CONTEXTE ET BILAN

La Police doit faire face à deux défis en termes de personnel : pouvoir recruter suffisamment de collaborateurs pour assumer ses tâches et disposer de collaborateurs formés, spécialisés et connaissant les enjeux d’une Ville–capitale comme la nôtre. Pour répondre à la pénurie de policiers, due en partie au manque de financement du fédéral, nous n’avons eu de cesse d’augmenter la dotation de la Ville destinée à notre zone de Police. Ainsi, sous cette législature, la dotation communale a augmenté de 14% contre 6,4% pour la dotation fédérale. Par ailleurs, pour disposer de collaborateurs originaires de Bruxelles qui connaissent mieux le terrain et tirer parti des opportunités d’emplois qualifiants, stables et valorisants, nous avons organisé, en collaboration avec notre zone de Police et l’enseignement de Promotion sociale de la Ville, une formation préparatoire à la présentation des épreuves d’aptitudes cognitives pour la sélection à la formation d’inspecteurs de Police. Le nombre d’élèves était de 28 en 2015, 30 en 2016 et 23 en 2017.

 

Les modes de locomotion des policiers se modernisent et suivent l’évolution de la mobilité que nous constatons au sein de notre métropole. Notre zone de Police est désormais équipée en segways et en vélos. Cela permet aux agents de patrouiller plus aisément dans les zones piétonnes et les quartiers tout en améliorant leur accessibilité en rue.

 

La plus-value des patrouilles à vélo, mieux connues sous le nom de bikers n’est plus à démontrer. Ces équipes offrent une multitude d’avantages en matière de proximité et donc d’efficacité, tels qu’un contact plus facile avec la population, plus de convivialité, des policiers plus accessibles et mieux orientés vers la société, des déplacements rapides surtout lors d’évènements ou en cas de circulation dense, des passages plus fréquents,, une meilleure perception de l’environnement, un accès plus aisé aux parcs et autres zones piétonnes, un meilleur contact avec les autres cyclistes de plus en plus présents dans la ville, une plus grande sensibilité aux problèmes des usagers faibles….

 

L’image de ces policiers, tous actifs dans les unités bikers sur base volontaire, est aussi généralement positive, puisqu’ils renvoient une image sportive du policier en bonne forme physique….

 

Une nouvelle brigade de bikers opère à Laeken depuis juin 2018 et une autre au quartier Louise. Dès 2019 les quartiers de Neder-Over-Heembeek seront également couverts par de nouvelles unités cyclistes.

 

Pour se déplacer rapidement et être flexible, notre Police a également commencé

à patrouiller en Segways dans la zone piétonne.

Initialement utilisés à l’essai, ces Segways font désormais partie intégrante des

modes de patrouille quotidiens de nos policiers.

 

Plus rapides et plus pratiques, dans un environnement piétonnier, que les patrouilles en véhicule, les Segways sont particulièrement présents dans le centre-ville.

 

Le défi de la nuit et de la cohabitation entre les riverains et les établissements Horeca, (activités indispensables comme vecteurs d’emplois…) est pour nous une priorité. Outre le Manager de la Tranquillité publique, une fonction créée à la Ville en 2012, au côté du Bourgmestre en dont la cellule dispose de 2 autres collaborateurs, en juin 2014 a été créée la patrouille policière HYPNOS. Sa mission est de veiller à l’habitabilité de certains quartiers qui concentrent une importante activité Horeca, vecteur de bruit, de rassemblement sur l’espace public voire de tapage nocturne. HYPNOS est chargée d’intervenir les jeudis, vendredis et samedis en soirée et durant la nuit, périodes de haute fréquentation des établissements Horeca, afin de contrôler le bruit, les rassemblements sur la voie publique et le tumulte qui nuisent à la quiétude des riverains. Ces policiers spécialisés dans le travail de nuit opèrent en parfaite collaboration avec les services de la Ville, ceux de l’IBGE responsables des mesures de son…

 

Un nouveau commissariat s’est ouvert en juin 2018 et couvre les territoires de Neder-Over-Heembeek et de Haren, connu aujourd’hui sous le nom de DPI (ou Direction de Proximité et d’Intervention) Neder-Over-Heembeek .

 

Ce commissariat, ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours sur 365, remplace le commissariat de la rue du Fusain et complète ceux de la rue du Wimpelberg et de Haren.

 

Il répond aux besoins et attentes de la population en offrant une police de proximité disponible et accessible 24 heures sur24, plus de policiers dans le quartier, des patrouilles d’intervention partant de Neder-Over-Heembeek et non plus de Laeken, un pôle mobilité et, à terme (2019), une brigade de bikers.

 

Vu les résultats probants obtenus par la première équipe de Gardiens de la Paix active de nuit, mise en place dès 2010 dans le quartier Anneessens/Rempart des Moines, deux nouvelles équipes de nuit ont été recrutées sous cette législature. De fait, ce sont 24 agents qui patrouillent dorénavant dans le quartier des Marolles et à Laeken jusque 2 heures du matin. Cette présence rassurante sur la voie publique sera étendue à d’autres quartiers.

 

Constitués au sein de la BruciTeam, 7 stewards polyvalents arpentent les rues de l’hyper-centre depuis janvier 2017. Ces agents qui connaissent parfaitement leur terrain, les riverains, les commerçants, le type de public fréquentant cette partie de la Ville, ont à cœur d’apporter une réponse rapide et adaptée aux problèmes de malpropreté et dégradation du mobilier urbain, de veiller à la tranquillité publique, d’orienter vers un relais social les personnes en errance, de renseigner les passants…

 

Des agents de prévention ont été déployés aux abords des écoles. Le projet « Focus Ecole » auquel ils s’intègrent a obtenu le prix Yansenne 2016 qui distingue la bonne collaboration entre les directions des écoles, la division de police locale et Bravvo, afin de sécuriser les entrées et sorties d’écoles. Les résultats suivent: la criminalité dans la zone a baissé de 35 % depuis 2012.

 

Chaque mois, le Bourgmestre rencontre les habitants d’un quartier, accompagné de la Police et de Bravvo afin de faire connaître aux Bruxellois les multiples services qu’offrent leur commissariat de quartier et l’asbl en charge de la prévention et pour trouver une solution aux problèmes parfois très circonscrits mais qu’ils rencontrent au quotidien près de chez eux.

 

L’ensemble des services de la Ville et du CPAS a été sensibilisé à la problématique de la radicalisation afin de juguler l’influence des discours extrémistes, protéger les citoyens et accompagner les familles d’un proche radicalisé. La création, en juin 2014, de la Cellule PRE-RAD fait partie des outils mis en place. Elle est actuellement composée de 4 personnes agissant en soutien aux jeunes, à leurs familles, au milieu associatif et aux services de la Ville.

 

PROGRAMME

SÉCURITÉ/ PRÉVENTION

 

Nous proposons de :

 

Poursuivre le recrutement dans les quartiers de nos policiers et rapprocher la Police des citoyens

 

  • Reconduire la préparation aux épreuves de sélection (basées sur les aptitudes cognitives) pour la formation d’inspecteurs de Police afin d’attirer plus de Bruxellois et de préparer ceux-ci aux examens.

 

  • Poursuivre la collaboration de notre zone de Police avec les écoles de la Ville afin de faire connaître davantage la gamme de métiers que propose la Police et promouvoir la fonction de policier auprès des enfants.

 

  • Promouvoir les nouveaux métiers qu’offre la Police notamment ceux liés à l’informatique, aux nouvelles technologies, aux réseaux sociaux…

 

  • Travailler à l’engagement de civils afin d’assumer certaines tâches administratives et libérer ainsi les policiers de celles-ci de manière à être plus présent sur le terrain et non à l’intérieur des commissariats. Par ailleurs, ces civils formés en conséquence pourraient améliorer le contact et la perception des citoyens vis-à-vis de la Police.

 

  • Restaurer les fastes de la Police afin de rapprocher celle-ci des citoyens, faire reconnaître ce métier passionnant mais difficile et ainsi valoriser cette fonction.

 

Renforcer la présence policière en rue

 

  • Finaliser le futur Quartier général de Polbru de la rue de Ligne. Celui-ci offrira, outre un cadre de travail moderne aux policiers, un nouveau lieu ouvert à la population 24 heures sur 24.

 

  • Favoriser l’équipement en vélos des policiers qui patrouillent ainsi au plus près des citoyens.

 

  • Lancer, d’ici la fin de l’année 2018, une brigade de bikers à Neder-Over-Heembeek

 

Equiper et mieux former les policiers

 

  • Poursuivre le plan de déploiement et de modernisation du parc des caméras sur le territoire de la Ville, lequel est passé de 116 unités en 2016 à 277 en 2018, pour atteindre 357 en 2019.

 

  • Continuer d’investir dans le parc de dispositifs de contrôle de la vitesse (radars fixes, mobiles et préventifs) afin de dissuader et sanctionner la violence routière.

 

  • Ouvrir, à l’horizon 2021, un centre de formation et de tir ainsi qu’un nouveau chenil au profit de notre corps de Police. Le lieu choisi, avenue De Béjar à Neder-Over- Heembeek, est situé en dehors des quartiers densément habités.

 

  • Soutenir des investissements en informatique et dans les nouveaux outils numériques afin de faciliter le contact entre les citoyens et les services de la Police (prise de rdv en ligne, plainte depuis le domicile…).

 

  • Accentuer la formation déontologique du personnel policier en sorte que les comportements de nos agents en service soient irréprochables (intégrité et honnêteté). Les formations « déontologie », « droits humains », « diversités » et « LGBTQ » en collaboration avec Unia et la Rainbow House seront encouragées. Une attention particulière sera portée à l’accueil des victimes et au suivi de leur plainte dans les cas de violences faites aux femmes, en particulier les violences conjugales et sexuelles.

 

Renforcer l’action préventive

 

  • Poursuivre et déployer dans d’autres quartiers le projet pilote Bruciteam, les équipes de stewards polyvalents qui circulent sur le territoire de la Ville.

 

Leurs missions sont :

 

  1. apporter une réponse rapide et adaptée aux problèmes de malpropreté et de dégradation du mobilier urbain,
  2. veiller à la tranquillité publique,
  3. orienter vers un relais social les personnes en errance,
  4. renseigner les passants…
  5. Poursuivre le déploiement d’agents de
  6. prévention aux abords des écoles.

 

Coproduire la sécurité

 

  • Poursuivre les « tournées Sécurité » afin de mieux répondre aux problématiques locales. Lors de ces tournées, le Bourgmestre rencontre les habitants d’un quartier, accompagné de la police et de Bravvo* pour aborder les questions de sécurité et mieux faire connaître les services offerts tant par la Police locale que par l’asbl en charge de la prévention (conseillers en techno-prévention, service d’aide aux victimes, médiateurs…).

 

  • Implanter le premier Partenariat local de prévention pour indépendants (PLPI) dans le quartier du Sablon et identifier d’autres quartiers où des collaborations habitants/commerçants/Police et service de prévention peuvent être développées afin de coproduire la sécurité.

 

  • Le but d'un « Partenariat local de prévention » (PLP) est de sensibiliser les citoyens à la prévention des vols et de faciliter une vigilance collective. Il offre la possibilité aux riverains d'un quartier de demander la mise en place d'un partenariat privilégié avec la Police pour réaliser des échanges d'informations.

 

  • Cette démarche ne vise en aucun cas à encourager l'intrusion dans la vie de ses voisins, mais plutôt à mettre en place un canal d'information mutuel qui facilite le travail de la Police, pour prévenir les atteintes aux biens.

 

  • Garantir à chaque citoyen l’usage des lieux publics en vue d’une appropriation collective de l’espace public qui favorise le développement d’une société ouverte, tolérante et inclusive.

 

  • Encourager le recours au gardiennage privé comme cela existe aujourd’hui dans les centres commerciaux ou encore dans certains parkings privés afin de libérer les services de Police de certaines tâches (ex : surveillance de certains événements) et ainsi les orienter à d’autres tâches dans les quartiers.

 

  • Ou renforcer l’articulation des missions de base de la Police (accueil, proximité, assistance aux victimes, enquête et recherche, intervention, gestion négociée de l’espace public, mobilité) avec celles d’autres acteurs de la sécurité comme ceux en charge du gardiennage privé qui, en assumant certaines tâches, permettent aux services de Police de se concentrer sur d’autres tâches.

 

Collaborer plus efficacement

 

  • Exiger du fédéral un refinancement des zones de Police et permettre à la Zone de Bruxelles-Capitale/Ixelles de compléter son cadre organique, à l’instar de celle d’Anvers. Les chiffres justifient cette demande : alors que la dotation communale pour la zone de police a augmenté de 14% sous cette législature, celle du f édéral n’a progressé que de 6,4%.

 

  • Promouvoir des coopérations plus importantes entre les zones de Police notamment lors des grandes manifestations planifiées et d’événements inopinés.

 

Afin de mieux répondre aux enjeux qui peuvent concerner un territoire plus large que celui d’une zone de Police, mutualiser notre savoir et nos ressources dans des dispositifs de pointe, et moderniser nos équipements, nous travaillerons, avec la Région, à la mise en place d’un dispatching commun des appels 101 entre les zones de Police et d’un centre de crise moderne, unique et intégré.

 

  • Sensibiliser le Parquet à certaines problématiques de délinquance et d’insécurité spécifiques liées à des quartiers en particulier (prostitution, trafic de stupéfiants, rodéos motorisés…). Il importe de mettre fin au sentiment d’impunité des auteurs et valoriser le travail policier pour éviter des relaxes intempestives.

 

  • Poursuivre les collaborations entre la Police, la Ville et les services sociaux comme c’est déjà le cas dans la lutte contre les marchands de sommeil, les mariages blancs/gris, dans l’accompagnement des sans-abri et des personnes en errance…

 

  • Maintenir l’organisation de brigades mixtes Police/service Propreté qui, à la prise en flagrant délit, se révèlent efficaces pour lutter contre les tags, les dépôts clandestins et autres comportements inciviques.

 

Aller au-devant des nouveaux défis

 

  • Renforcer les dispositifs de lutte contre le harcèlement de rue en sensibilisant et formant à cette problématique la police et les agents de Bravvo*. Il s’agit d’améliorer l’accueil dans le cadre du dépôt de plainte et d’encourager les victimes à déposer plainte.

 

  • Promouvoir la diversité au sein du personnel de la Police en assurant une présence féminine plus importante dans les effectifs des métiers liés à la sécurité et à la prévention.

 

  • Renforcer les outils de prévention du radicalisme religieux violent et de lutte contre le terrorisme, comme la Cellule PRE-RAD, créée en 2014. Cette cellule fait partie des outils mis en place pour juguler l’influence des discours extrémistes, protéger les citoyens et soutenir les familles d’un proche radicalisé.

 

  • Accompagner les responsables des lieux de culte établis sur notre territoire dans le cadre de leurs démarches pour leur reconnaissance.

 

  • Développer, avec la Région, le Parquet et les services de lutte contre la toxicomanie, un projet de salle de consommation de stupéfiants à moindre risque afin d’apporter une réponse pragmatique à un enjeu sanitaire majeur et à une problématique urbaine de première importance.

 

Œuvrer à des quartiers apaisés

 

  • Renforcer la lutte contre les nuisances liées à la prostitution, comme dans le quartier Alhambra, en collaboration avec le Parquet, la brigade des mœurs, les services responsables de la lutte contre la traite des êtres humains. En ce sens, le « règlement Alhambra » sera maintenu, les actions policières renforcées, les refus d’autorisation de terrasse maintenue à l’encontre des établissements vecteurs de troubles.

 

  • Travailler avec les associations de terrain pour établir des trajets de sortie de la prostitution grâce à des projets de réinsertion.

 

  • Poursuivre la lutte contre les réseaux de mendicité en accordant une attention particulière aux enfants qui mendient. Notre priorité est que ces enfants soient sur les bancs de l’école et non dans la rue.

 

  • Augmenter la sécurité routière reste un impératif. L’ensemble des abords d’école devra être sécurisé sous cette législature. Le travail va se poursuivre dans les quartiers résidentiels avec l’installation de radars préventifs et de radars répressifs, de chicanes, de coussins berlinois, lesquels sont autant d’outils de lutte contre la violence routière.

 

  • Sécuriser les abords des écoles avec des projets pilotes mis en place avec la collaboration des parents.

 

  • Faire de la lutte contre la violence intrafamiliale (notamment les femmes battues, la maltraitance des enfants LGBTQ) une priorité en collaboration avec les secteurs sociaux, médicaux et judiciaire.

 

  • Développer des politiques particulières à destination des seniors : campagnes d’information ciblées, formation des agents de la Ville.

 

  • Renforcer les dispositifs de lutte contre les violences à l’école (racket, menaces) comme la cellule de veille contre le décrochage scolaire ou la présence d’agents de prévention aux abords des écoles.

 

  • Soutenir des campagnes d’information et de prévention concernant toutes les drogues, licites ou illicites (alcool, tabac, héroïne, cannabis…) à destination des jeunes, des parents, des professeurs, des éducateurs, etc.

 

  • Créer un centre résidentiel pour jeunes délinquants mineurs récidivistes. Le contenu pédagogique a été conçu en partenariat avec l’Instruction publique et les services socioculturels de la Ville. Une ferme prise en charge et un accompagnement spécialisé permettront à la fois de lutter contre le sentiment d’impunité et d’augmenter les chances de resocialisation de ces jeunes.

 

  • Renforcer l’encadrement et le suivi des jeunes mineurs délinquants (indemnisation de la victime, réparation du dommage, service de prestation éducative…) dans une perspective de reconstruction du lien social.

 

  • Promouvoir la Ville de Bruxelles comme « ville de médiation » (via la participation de Bruxelles au projet européen Urbact-Euromediation*) pour stimuler le recours à la médiation dans le règlement de litiges moins importants mais qui empoisonnent la vie des habitants à différents niveaux (écoles, conflits interpersonnels, interculturels, conjugaux, familiaux, voisinage, surendettement, propreté).

 

  • •Développer le principe des personnes-relais pour la médiation sociale sur les sites de logements sociaux. Moyennant une formation, ces personnes pourront ainsi transmettre les demandes aux services spécialisés et tempérer les situations potentiellement conflictuelles.

 

  • •Mettre en œuvre à l’échelle communale la médiation pour les mineurs dans le cadre de la nouvelle loi sur la protection de la jeunesse (réforme de la Loi de 1965)*.

 

  • Etendre la médiation à un plus large éventail de litiges (civils, commerciaux) dans un contexte volontaire ou judiciaire comme le permet la Loi du 3 février 2005*.

 

  • Renforcer la politique de lien social et de convivialité, dans le respect de l'être humain et de la loi, en évitant toute forme de délation.

 

  • Poursuivre le programme de sécurisation des logements sociaux. (->LOG) Depuis plus d’une dizaine d’année, la Ville de Bruxelles soutient un vaste programme de réappropriation des lieux et de sécurisation sur les sites de logements sociaux. Pour ce faire, le Conseil communal avait décidé en octobre 2009 d’affecter aux trois sociétés immobilières de service public (SISP) situées sur son territoire des subsides d’un montant global de 13 000 000 €.

 

  • Le plan a été mené à bien et laisse apparaître aujourd’hui un solde disponible pour de nouveaux travaux. Une convention approuvée par le Collège et le Conseil communal en juin 2018 a validé le principe de ces nouveaux travaux.

 

  • Poursuivre le programme d’amélioration de l’éclairage public :

 

  1. Fournir un éclairage public fiable est une des conditions de la sécurité dans les rues, les abords de logements et les espaces verts.
  2. Elaborer un véritable Plan Lumière avec Sibelga afin d’éclairer efficacement, partout où cela est nécessaire, sans gaspiller.
  3. Installer un éclairage sécurisant pour tous les usagers de l’espace public, en
  4. particulier dans ou aux abords des espaces verts.
  5. Poursuivre le remplacement systématique des anciennes lampes par de nouveaux modèles plus économes qui dirigent au maximum la lumière vers le sol afin de diminuer la pollution lumineuse.
  6. Développer l’éclairage couplé à un détecteur de mouvement (par exemple pour les passages piétons) afin de réaliser des économies d’énergie.
  7. Etudier et suivre avec Sibelga l’évolution de la technologie LED afin d’évaluer la possibilité d’étendre le recours à ce type de lampe à l’éclairage public en voirie. L’éclairage LED a en effet des avantages (durée de vie, consommation très faible) mais ses performances et son coût ne sont pas encore satisfaisants.
  8. Expérimenter des solutions de réglage de l’intensité lumineuse (dimming) qui permettent d’adapter la couleur de la lumière et sa puissance tout en réduisant la consommation énergétique.

 

  • Mettre en place un projet de prévention des violences par l’urbanisme et l’aménagement du territoire. L’idée est de fournir des conseils spécifiques aux professionnels et aux particuliers en vue de rendre les aménagements urbanistiques ou architecturaux plus conviviaux et plus sécurisants. (-> URB)

 

  • Examiner tous les aménagements à venir de la Ville sous l'angle de la sécurité des femmes, à l'instar de ce qui se fait à Montréal. (-> EDC)

 

Œuvrer au vivre ensemble

 

  • Mettre en place des patrouilles en civil capables de verbaliser directement tout manque de respect à l’égard des usagers, en particulier des femmes et des LGBTQI.

 

  • Organiser des marches exploratoires de femmes, lesquelles arpentent des quartiers en groupe pour identifier les lieux à réaménager.

 

  • Sécuriser l’espace public (rues, transports en commun, etc.) grâce à un meilleur éclairage et des aménagements.

 

  • Prévoir des bus de nuit qui s’arrêtent à la demande [Rennes/Nantes/Bordeaux- France ; Canada].

 

  • Installer des bancs publics devant un mur ou une grille

 

  • Créer des espaces verts de proximité.

 

  • Verbaliser les incivilités à l’égard des usagers/usagères de l’espace public.

 

SÉCURITÉ / PRÉVENTION

Adresse

Section PS de la Ville de Bruxelles

21/1 ave Van Ermengem

1020 Bruxelles

Belgique

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