ECONOMIE - EMPLOI

CONTEXTE ET BILAN

L’économie ne peut être une fin en soi, et encore moins être soutenue pour elle- même par l’autorité publique dès lors que le développement économique se fait au prix d’emplois sacrifiés, de conditions de travail déplorables, injustes et frustrantes, d’épuisement des ressources naturelles, et de ravages à l’environnement dans lequel nous vivons. L’argent du contribuable ne peut servir qu’au soutien d’activités économiques durables sur le plan social et environnemental, enracinées dans les besoins et réalités locales. Forts de cet attachement indéfectible à cette qualité du travail et à un travail de qualité nous, socialistes, nous engageons – comme nous l’avons toujours fait – à œuvrer en faveur d’un développement économique créateur d’emploi et de la formation – vecteurs primordiaux d’intégration sociale et d’épanouissement individuel.

 

Poumon économique à la croisée des grandes routes commerciales européennes depuis plus d’un millénaire, la Ville de Bruxelles a été tour à tour une cité libre, créative et de négoce, un centre industriel majeur et le cœur d’un dense réseau de métropoles marchandes, préfigurant les évolutions sociales, économiques et culturelles de l’Europe de demain. Comme d’autres grandes villes européennes, Bruxelles a vécu la tragique épreuve d’être frappée dans sa chair un matin de mars 2016. Le traumatisme humain s’est répercuté sur le tissu économique de la Ville – principalement l’hyper-centre – avec une baisse sévère de fréquentation et du chiffre d’affaires du secteur Horeca. La résilience face à l’adversité, la créativité et la zwanze qui leur est reconnue en toutes circonstances, ont néanmoins permis aux Bruxellois de se redresser, de reconstruire l’activité économique de leur Ville et de lui manifester ainsi leur fidélité et leur attachement.

 

La Ville est également connue pour être le siège de nombreuses institutions et administrations publiques locales, nationales, européennes et internationales. Elle accueille également une multitude de commerces, d’entreprises et d’associations qui proposent une inestimable variété d’activités et d’emplois. Ce que l’on sait moins, c’est que la Ville de Bruxelles représente à elle seule une offre de 300 000 emplois, soit près de 40% des postes existants sur le territoire régional. Ce petit miracle économique n’aurait pas été possible sans un pouvoir communal fort, défenseur de l’emploi et du bien-être, et s’appuyant sur un service public professionnel et dynamique.

 

La Ville elle-même génère près de 4 300 emplois directs (personnel de la Ville) et près de 28 000 emplois indirects dans divers secteurs tels que l’enseignement, la santé, l’aide aux personnes, la Police, la construction, le tourisme, le sport, la culture, etc. Pourtant, le taux de chômage des habitants y avoisine les 25%. De même, alors que la capitale est l’un des premiers lieux d’apprentissage, de formation et d’émancipation, une part significative de la population bruxelloise ne bénéficie que trop peu de ces richesses produites et offertes. Les potentialités d’emploi existent mais doivent être mieux exploitées. On sait que 80% des emplois peu qualifiés à Bruxelles se situent dans les services. Six secteurs d’activités ont ainsi été relevés : le commerce de détail, l’HoReCa, le transport, la santé et l’action sociale, la construction et l’artisanat. Si l’Etat fédéral et la Région disposent de compétences et de leviers importants en la matière, le pouvoir communal n’en est pas moins un acteur incontournable susceptible d’organiser des filières de formation adaptées et de promouvoir et renforcer l’activité économique locale et les emplois durables à Bruxelles.

 

La Ville, au cours de la mandature 2012-2018, a mis l’accent sur la maîtrise et l’apprentissage des langues nationales, en particulier le français, dont la connaissance insuffisante constitue encore souvent un obstacle à l’intégration socioprofessionnelle. La collaboration renforcée entre les acteurs communaux – Mission locale, Maison de l’Emploi et de la Formation, ALE – et régional – Actiris – a été étendue à l’Instruction publique, notamment pour une meilleure information et sensibilisation aux études et orientations.

 

Le CPAS a, de longue date, lancé des politiques audacieuses et visionnaires en matière d’économie sociale et solidaire s’appuyant sur les Bruxelloises et les Bruxellois les plus précarisés, par le biais du mécanisme de contrat d’insertion socioprofessionnelle de l’article 60 § 7 de la Loi organique des CPAS. La mandature 2012-2018 s’est inscrite dans la continuité de cet engagement. Une augmentation significative du nombre de personnes a permis d’atteindre le plafond des 1 100 personnes mises à l’emploi, tant au sein des structures de la Ville (Voiries, Propreté publique, Espaces verts, Culture, BME…) et du CPAS (Usine du linge, Rénobru, Maisons de repos…) que des opérateurs extérieurs publics (Agence Bruxelles Propreté) et privés (tissu associatif bruxellois d’intérêt général, entreprises commerciales…).

Projets d’économie sociale "Centre de tri", "Big Bang" et "RecréArt"

 

Depuis de longues années, le CPAS de Bruxelles se distingue, sous l’impulsion socialiste, par une importante activité en matière d’économie sociale et circulaire au profit des Bruxellois, tout en développant un objectif d’insertion socioprofessionnelle d’usagers bénéficiant de l’aide sociale via le mécanisme de l’article 60. Cette politique a été poursuivie sous cette mandature. Un ensemble de trois nouveaux espaces a ouvert ses portes au pied du CPAS début 2018 : le Centre de tri, Big Bang et RecréArt.

 

Ce nouveau modèle économique prône notamment la réutilisation de ressources et la création d’emplois locaux. Sur un petit tronçon de la rue Haute, les activités Big Bang, RecréArt, Duo et Centre de tri ont été pensées de manière à exposer toute la boucle de la récupération, de la récolte à la vente, en passant par le tri, le nettoyage et la transformation afin de sensibiliser les travailleurs, les habitants du quartier et les chalands, aux enjeux de la gestion des déchets et de leur utilisation.

 

Le Centre Dansaert (au cœur du Pentagone)

 

Ce centre d’activités économiques offre une surface de 7 000 m² accueillant une centaine d’entreprises œuvrant dans le stylisme, le design et l’architecture, la bijouterie/joaillerie, le graphisme, la communication et les nouvelles technologies, sans oublier un important pôle de production cinématographique. Ces entreprises y bénéficient d’un loyer modéré et d’une aide à la gestion.

 

Les Ateliers des Tanneurs

 

Créés par le CPAS dans l’ancien Palais du Vin de la rue des Tanneurs, en plein cœur des Marolles, les Ateliers mettent à disposition des entreprises 6 000 m² d’espaces de production, réunion et organisation d’évènements ainsi qu’une large gamme de services. Les activités liées au développement durable ou à l’insertion socioprofessionnelle y sont favorisées.

PROGRAMME

ECONOMIE / EMPLOI

 

Nous proposons de :

 

Favoriser l’esprit d’entreprendre :

 

  • Développer des campagnes de sensibilisation à l’esprit d’entreprendre à travers la promotion de bonnes expériences d’entrepreneurs bruxellois.

 

  • Sensibiliser les plus jeunes à l’esprit d’entreprendre en utilisant, dès l’enseignement primaire, des méthodes pédagogiques qui éveillent les élèves à la prise d’initiatives et à la culture du projet.

 

  • Multiplier les collaborations avec la Région et inscrire l’action globale de la Ville de Bruxelles et du CPAS dans les axes d’action prioritaires de la Stratégie 2025 et du Small Business Act*, qui sont les deux grands pans du plan de développement de l’économie régionale, dont l’ambition est de faire de Bruxelles la capitale belge de l’esprit d’entreprendre et de l’innovation.

 

  • Renforcer l’enseignement et la formation en alternance ainsi que les stages de l’enseignement de plein exercice en collaboration avec les autres niveaux de pouvoir (Région, Vlaamse Gemeenschapscommissie, COCOF, Fédération Wallonie- Bruxelles) et les partenaires sociaux (notamment les organisations représentant les entreprises, PME, TPE et indépendants, fédération d’entreprises d’économie sociale et solidaire…) tout en développant des Masters en alternance dans les établissements d’enseignement supérieur du Département d’Instruction publique de la Ville de Bruxelles.

 

  • Encourager les échanges structurels (visites, stages, réalisation de projets, rencontres…) entre les acteurs économiques de la Ville (commerçants, entreprises) et les établissements scolaires afin de sensibiliser les jeunes au monde de l’entreprise.

 

  • Renforcer le soutien de la Ville aux projets visant l’aide et l’accompagnement des chercheurs d’emploi dans la création de leur propre activité économique indépendante, notamment par la création d’incubateurs* ouverts aux jeunes, en association avec la Région, dans lesquels se développent les jeunes pousses entrepreneuriales qui feront l’économie de demain.

 

  • •Organiser le soutien et renforcer le mentorat, pour offrir aux jeunes entrepreneurs et Starters de Bruxelles un accompagnement et des conseils s’appuyant sur le bénévolat d’entrepreneurs expérimentés.

 

  • Valoriser nos principaux secteurs d’activités économiques et différents métiers par la mise en place, avec les secteurs privés concernés, de remises de prix annuelles médiatisées, honorifiques ou accompagnées de bourse d’investissement (secteurs hôteliers, restauration et café, mode et design, commerce de détail…). La Ville deBruxelles a en effet une longue tradition de partenariat avec de grands acteurs économiques qui y trouvent écoute, accueil et collaboration, qui en font de ce fait un pôle d’attractivité de premier plan. C’est ainsi que bpost a installé au bord du canal à Neder-Over-Heembeek Bruxelles X – son plus grand centre de tri du pays (70 000 m² et 89 quais pour 1 500 emplois) – et que Solvay a décidé d’y maintenir son siège historique mais avec un nouvel immeuble à la pointe de la modernité.

 

  • Soutenir, en collaboration avec l’Agence bruxelloise pour l’accompagnement de l’entreprise hub.brussels, l’« entrepreneuriat de rebond »* – ou « de la deuxième chance »* – s’appuyant notamment sur un partage de l’expérience tirée d’un échec entrepreneurial pour permettre de le surmonter psychologiquement et financièrement grâce à des rencontres d’échanges (concept anglo-saxon aussi appelé FuckUp Nights) à organiser dans les locaux de la Ville ou de ses centres d’entreprises.

 

  • Développer un incubateur autour des industries ludiques

 

Nous proposons de :

 

Favoriser l’esprit d’entreprendre :

 

Soutenir le développement de l’économie sociale et solidaire et l’insertion socioprofessionnelle

  • Adopter, en associant les partenaires sociaux, une Charte de lutte contre le dumping social*, sur l’exemple des Villes de Herstal et de Charleroi et plusieurs autres municipalités wallonnes, régissant l’ensemble des marchés publics de la Ville de Bruxelles, du CPAS, de ses associations – y compris chapitres XII* – et organismes paracommunaux.

 

  • Multiplier les collaborations avec l’auditorat du travail et les services fédéraux et régionaux d’inspection sociale et du travail, pour mieux détecter les situations de dumping social et d’irrégularité sur les chantiers engagés sur la base de marchés publics.

 

  • Amener, en collaboration avec les autres communes concernées, la Zone de Police Bruxelles-Capitale Ixelles ainsi que les intercommunales auxquelles participe la Ville de Bruxelles à respecter une telle Charte de lutte contre le dumping social.

 

  • Privilégier le recours aux entreprises d’économie sociale et aux entreprises de travail adapté* (ETA – employant les personnes porteuses de handicap) pour effectuer divers travaux ne relevant pas des titres-services et développer des emplois durables dans les services de proximité comme la garde d’enfants, les services de restauration des personnes âgées…

 

  • Réserver l’exécution et l'accès à la procédure de passation d’une partie des marchés publics à des ETA et des opérateurs économiques dont l'objectif est l'intégration sociale et professionnelle de personnes handicapées ou défavorisées, en application de l’article 15 de la Loi du 17 juin 2016* relative aux marchés publics, permettant de réserver des marchés aux entreprises employant des personnes porteuses de handicap ou très précarisées.

 

  • Systématiser l’intégration de clauses éthiques, sociales et environnementales dans les marchés publics et conditionner la passation de marchés publics à la fourniture de biens et services durables et de proximité.

 

  • Mettre en place un helpdesk dont la mission sera de venir en appui à tout pouvoir adjudicateur relevant le l’autorité de la Ville afin de les appuyer pour l’inclusion de clauses sociales et environnementales dans les marchés publics. Le personnel sera formé de manière à systématiser l’inclusion de ce type de clauses dans les marchés publics dans une optique d’exemplarité.

 

  • Développer les conditions d’octroi des marchés de fournitures de biens et services s’articulant autour de la notion de « réparabilité » de ceux-ci. Nous pensons que les biens, y compris numériques comme les logiciels informatiques, doivent pouvoir être adaptés et réparés par des agents des administrations.

 

  • Aider au développement des agences-conseils afin d’accompagner les porteurs de projets dans le domaine de l’économie sociale et poursuivre le projet d’agence d’intérim social.

 

  • Réaliser des campagnes de sensibilisation à l’économie sociale auprès des entreprises et des entrepreneurs et aider au développement d’agences-conseils.

 

  • Soutenir, avec l’aide et l’expertise de l’Agence Bruxelloise pour l’Accompagnement de l’Entreprise hub.brussels, la professionnalisation des entreprises d’économie sociale et soutenir leur participation aux marchés publics de la Ville et des autres communes et pouvoirs publics.

 

  • Créer un atelier public de coworking* qui offre un espace ouvert de travail et d’échange spécialement dédié aux entrepreneurs sociaux (locaux de travail, salles de réunions et de conférences, emplacements de travail avec accès à Internet, etc…), sur le modèle de « La Ruche »* créée par la Ville de Paris.

 

  • Réserver, dans les schémas de développement commercial des différents quartiers de la Ville de Bruxelles poursuivant un objectif de mixité commerciale, un pourcentage de locaux commerciaux de la Régie foncière et du CPAS à destination des entreprises d’économie sociale, qui bénéficieraient de conditions de location préférentielles et d’un accès privilégié au matériel communal.

 

  • Soutenir le développement de la société d’économie sociale créée par la Ville pour gérer l’exploitation évènementielle du plateau du Heysel et la filière de formation des logisticiens.

 

  • •Poursuivre la relocalisation partielle de l’asbl Recyclart, créée par la Ville en 1998 dans les locaux désaffectés de la gare de la Chapelle, dont les ateliers ont dû être évacués en raison d’importants travaux. Notre souhait, en tant que socialistes, est de faire revenir Recyclart à son quartier historique dans les plus brefs délais pour reprendre ses activités culturelles habituelles au profit de la population bruxelloise.

 

  • Renforcer Rénobru en organisant la parfaite complémentarité et l’intégration des services proposés dans le secteur de la rénovation de bâtiments, et la mise en conformité de logements insalubres aux normes du code du logement.

 

  • Créer une ressourcerie à la rue Haute dans le cadre du Contrat de quartier Marolles. Cette ressourcerie permettra aux habitants d’apporter du mobilier et du matériel électroménager/électronique endommagé ou qui ne sert plus, et de le rénover, de le réparer ou de le vendre à un prix démocratique.

 

  • Ouvrir la Ville de Bruxelles à la participation au capital des entreprises d’économie sociale pour en soutenir le développement.

 

  • Développer la promotion du fonds « micro-crédit » de finance.brussels Il s’agit d’aides très limitées qui permettent toutefois à un public fragilisé mais dynamique, n’ayant pas accès au marché bancaire classique, de lancer son produit ou sa petite activité.

 

  • •Associer les structures locales et régionales de l’emploi (Mission locale, service job-office, CPAS, Actiris…) pour épauler les soumissionnaires des marchés publics prévoyant clauses sociales dans le recrutement d’un nombre défini de jeunes inscrits dans les structures publiques de recherche d’emploi.

 

  • •Stimuler la création de coopératives d’activités permettant aux futurs entrepreneurs de tester leur projet professionnel tout en conservant leurs droits et revenus de remplacement.

 

Pour développer les secteurs d’activités durables, nous proposons de :

 

  • Poursuivre le projet de création d’un pôle d’activités mixte (logement/entreprise) dédié aux métiers de la construction durable rue Navez, dans le Quartier Nord.

 

  • Promouvoir l’implantation d’activités en lien avec le secteur de l’environnement en privilégiant leur accueil dans les centres d’entreprises.

 

  • Soutenir les petites entreprises locales, les commerces et les indépendants (lire également à ce sujet le chapitre Commerce).

 

  • Appeler à utiliser les fonds structurels européens pour développer l’emploi peu qualifié et difficilement délocalisable.

 

  • Favoriser les travaux d’isolation permettant dans le même temps de créer de l’emploi.

 

  • Soutenir et renforcer l’offre de bourses et de microcrédits favorisant l’implantation de petites activités économiques locales, en particulier dans les quartiers qui connaissent un fort déficit.

 

Soutenir la recherche d’emploi

 

  • Mieux informer sur les outils disponibles.

 

  • Renforcer la visibilité et la connaissance de la Maison de l’Emploi et de la Formation, nouveau pôle central de l’emploi et de la formation, en s’appuyant sur un plan commun au Département de l’Emploi et de la Formation et au CPAS.

 

  • Développer les moyens des antennes décentralisées et des guichets d’économie locale dans les différents quartiers de la Ville.

 

  • Renforcer les partenariats avec les structures publiques régionales (hub.brussels –anciennement ABE, finance.brussels (SRIB), Citydev, Actiris…) et les structures publiques des autres communes de la Région, en mobilisant également le pouvoir fédéral pour certains projets. Le pouvoir communal est loin de disposer de tous les leviers pour agir sur la création d’emploi, mais il se doit d’exploiter au maximum les opportunités qu’offrent les autres échelons de pouvoir.

 

  • Renforcer les partenariats, la cohérence et la complémentarité d’approches avec les structures et institutions privées financées par la Ville (Recyclart, la Maison internationale des lectures Passa Porta, Job Yourself, l’espace social Télé-Service…) et les partenaires économiques privés.

 

Améliorer les services à destination des jeunes

 

  • Aider les jeunes en renforçant les services et actions d’orientation dans les écoles afin de donner un maximum d’informations sur les études supérieures, les modules de formation, les débouchés et l’état détaillé du marché du travail.

 

  • Assister activement les jeunes dans la recherche de stages et d’emplois en offrant un accueil individualisé, la préparation aux entretiens d’embauche, l’élaboration d’un projet professionnel…

 

  • Développer les structures de type bureau social d’intérim et bureau d’intérim social.

 

  • Dynamiser le service d’aide aux jeunes dans la recherche d’un job étudiant – un obstacle encore très fréquent dans la recherche d’un premier emploi qui a tendance à enfermer le jeune dans un cercle vicieux suivant le principe qu’il n’a pas d’emploi parce qu’il n’a pas d’expérience et n’a pas d’expérience parce que personne ne veut lui donner sa chance.

 

  • Utiliser de manière ambitieuse les mécanismes régionaux de la Garantie pour la Jeunesse, que sont le Stage First et le contrat d’insertion, au sein de tous les départements de la Ville et du CPAS pour donner une véritable expérience professionnelle aux jeunes qui en bénéficient. L’objectif est d’exploiter le cadre de travail qu’offre l’administration communale au sens large pour préparer au monde du travail les jeunes demandeurs d’emploi.

 

  • Proposer aux partenaires privés et associatifs sollicitant le CPAS en vue de l’obtention de travailleurs sous contrat Article 60, les mécanismes régionaux du Stage First et du contrat d’insertion.

 

Apporter un soutien aux parents

 

  • Soutenir et renforcer les services d’accueil de la petite enfance, indispensables pour les parents qui suivent des formations, cherchent un emploi (lire également à ce sujet le chapitre Petite enfance) ou prestent un contrat de travail Article 60 (lire le chapitre Lutte contre la pauvreté).

 

Renforcer la lutte contre les discriminations à l’embauche

 

  • Soutenir une politique de la diversité active en encourageant l’égalité des chances sur le plan de l’emploi.

 

  • Poursuivre et intensifier les campagnes de lutte contre les discriminations à l’embauche, causes d’exclusion d’une grande partie de la population active bruxelloise du marché du travail, en collaboration avec des opérateurs publics et subsidiés comme Unia (Centre interfédéral pour l’égalité des chances) ou la Ligue des Droits de l’Homme.

 

  • Promouvoir la diversité dans les PME et TPE de même que dans les organismes publics.

 

  • Systématiser la conclusion des plans diversité avec la Région.

 

  • Favoriser l’emploi des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins et vice versa.

 

Permettre de se former tout au long de sa vie

 

  • Etablir une offre complète de filières cohérentes de formation et d’insertion avec ses différentes étapes (de l’alphabétisation de base aux formations qualifiantes en passant par l’insertion socioprofessionnelle, grâce au dispositif de l’Article 60 §7 de la loi organique des CPAS du 8 juillet 1976).

 

  • Renforcer la coordination et la visibilité de l’offre de formation sur le territoire de la Ville et de la Région, éventuellement par une cartographie reprenant l’ensemble des opérateurs existants, en précisant le rôle de chacun.

 

  • Renforcer, au sein de la Maison de l’Emploi et de la Formation, les partenariats avec les centres de formation de Bruxelles Formation.

 

  • Renforcer les formations de base : alphabétisation, informatique (lire également à ce sujet le chapitre « Lutte contre la fracture numérique »), job attitude, rédaction d’un curriculum vitae et passage d’entretiens d’embauche, apprentissage des langues…

 

  • Renforcer la visibilité et l’information à destination des usagers demandeurs d’emploi sur l’offre de formation dans les filières en pénurie en Région de Bruxelles- Capitale selon la liste dressée par Actiris.

 

  • Renforcer les nouvelles formations organisées dans les filières d’avenir (services d’aide aux personnes, petite enfance, HoReCa, filière verte*, rénovation et construction durable…).

 

  • Proposer des filières de formation continuée d’approfondissement afin de permettre à chacun de se perfectionner dans son domaine tout au long de sa carrière.

 

  • Renforcer, en partenariat avec les opérateurs régionaux et communautaires (Actiris, Bruxelles Formation et le VDAB), les départements Formation et Emploi- Économie Sociale du CPAS et les charger d’augmenter de manière significative les outils indispensables à l’intégration sociale et professionnelle de leurs publics et de les aider à trouver un emploi adapté tout en travaillant à l’acquisition et la validation de compétences et d’attitudes permettant une autonomisation et une insertion durable.

 

  • Renforcer le financement des Départements Formation et Emploi-Économie Sociale en matériel pédagogique à l’attention des usagers bénéficiant de formations (machines de nettoyage, de bricolage…).

 

  • Recourir aux travailleurs Article 60*, les former et pérenniser leur poste au sein de la structure qui les accueille.

 

Soutenir et dynamiser la création de l’activité économique locale

 

  • Accorder la priorité – en amont de tout projet de développement ou de réaménagement urbanistique et dans chacun des quartiers de la Ville – à la création, au soutien, à l’accessibilité et à l’impact sur les commerces de proximité existants et à venir, grands pourvoyeurs d’emploi local et véritable colonne vertébrale de l’activité économique urbaine, de sorte qu’ils sont les acteurs et moteurs primordiaux du développement de la ville.

 

  • Mettre en avant la même priorité dans les collaborations de la Ville avec les grands partenaires du développement urbain, tels que Citydev et le Port de Bruxelles.

 

  • Veiller, dans le cadre de la politique d’aménagement du territoire et de la mise en œuvre des grands projets urbanistiques (Tour & Taxis, NEO, Schaerbeek-Formation, etc.), au maintien de moyennes et grandes surfaces mixtes affectées aux activités économiques et à l’implantation d’entreprises industrielles urbaines logistiques, portuaires, touristiques et commerciales…

 

  • Créer, dans le cadre du projet NEO, un grand pôle d’industrie touristique sur le plateau du Heysel avec un centre de congrès, une grande salle de concerts, des activités de loisir…

 

  • Initier une démarche similaire à celle du « quartier des spectacles » de Montréal à savoir associer toutes les institutions culturelles de la Ville, de la Région, et du pays en vue de créer une nouvelle activité culturelle et touristique dans le centre de Bruxelles (Vanderborght) visant également la création, l’innovation et l’insertion socio-professionnelle.

 

  • Poursuivre le dialogue et la collaboration avec tous : privé comme public pour l’ensemble des projets porteurs pour Bruxelles .

 

  • Poursuivre la politique de rééquilibrage des affectations économiques et résidentielles aux abords des bassins et segments centraux du canal en les réaménageant en de nouveaux quartiers de vie.

 

  • Collaborer à la création d’un grand pôle logistique de transport multimodal de marchandises sur le site de Schaerbeek−Formation afin de stimuler cette activité essentielle à la viabilité d’une ville tout en dégageant le centre-ville et certaines rives du canal de la forte présence des poids lourds.
  • Poursuivre la politique de soutien et de création de centres et d’agglomérats d’entreprises, particulièrement dans les quartiers nord et ouest de la Ville (cluster environnemental* de Tivoli, centre BYRRH, pôle d’activités Navez).

 

  • Orienter, chaque fois que possible, les entreprises vers d’anciens bâtiments industriels à réaffecter afin que l’opération économique soit combinée à une opération de rénovation urbaine.
  • Créer, en s’appuyant notamment sur le patrimoine immobilier de la Régie foncière et du CPAS, des espaces publics de cotravail dans le but de soutenir la création d’emplois bruxellois et les indépendants, PME et TPE.

 

  • Poursuivre la création de laboratoires de fabrication (fablab) publics, tels que Cityfab 1 qui a récemment ouvert ses portes à Tivoli ou bien Greenbizz, dans les quartiers de la Ville de Bruxelles où une telle offre est aujourd’hui encore insuffisante, en donnant la priorité à ceux qui enregistrent les taux de chômage les plus importants.

 

Organiser et renforcer la promotion de Bruxelles comme terrain d’investissement attractif et développer divers incitants appropriés

 

  • Compléter et poursuivre un plan de recherche active des investissements étrangers en partenariat avec l’Agence bruxelloise pour l’accompagnement de l’entreprise (hub.brussels).

 

  • Poursuivre la stratégie de développement économique durable en privilégiant une relative spécialisation autour d’un nombre limité de secteurs d’activités au fort potentiel de création d’emplois bruxellois.

 

  • Exploiter pleinement l’image de Bruxelles en tant que capitale de l’Europe et sa localisation stratégique au carrefour des principaux nœuds de transports européens (routier, ferroviaire, aérien, maritime et fluvial).

 

  • Poursuivre le développement de la zone d’intérêt prioritaire du canal, en collaboration permanente avec la Région et l’Agence de développement territorial (ADT).

 

  • Participer aux efforts de hub.brussels et des autres organismes publics en matière de promotion de Bruxelles et de ses opportunités.

 

  • Exploiter la fonction de Bruxelles comme grand pôle universitaire pour créer de nouvelles synergies avec les universités qu’elle accueille et renforcer le partenariat privilégié historique entre la Ville de Bruxelles et le CPAS, d’une part, et l’ULB et la VUB, d’autre part, pour le développement d’activités et de secteurs économiques innovants et créateurs d’emplois d’avenir.

 

Vivre et faire vivre la première ville étudiante du pays

 

  • Avec pas moins de 86 000 étudiants fréquentant quelque 52 institutions d’enseignement supérieur, la Région de Bruxelles-Capitale est de très loin la première ville étudiante du pays (un étudiant sur quatre se forme à Bruxelles). Le revers de la médaille est la condition parfois extrêmement précaire des étudiants – loin des images de la jeunesse insouciante d’il y a quelques décennies. Cette réalité duale crée un grand nombre d’atouts et opportunités pour la Ville de Bruxelles, mais génère également nombre d’attentes, de responsabilités et de défis que le PS relève en proposant de :

 

  • Exploiter la fonction de Bruxelles comme grand pôle universitaire pour créer de nouvelles synergies avec les universités qu’elle accueille et renforcer le partenariat privilégié historique entre la Ville de Bruxelles et le CPAS, d’une part, et l’ULB et la VUB, d’autre part, pour le développement d’activités et de secteurs économiques innovants et créateurs d’emplois d’avenir.

 

  • Dynamiser le service d’aide aux jeunes dans la recherche d’un job étudiant – un obstacle encore très fréquent dans la recherche d’un premier emploi qui a tendance à enfermer le jeune dans un cercle vicieux suivant le principe qu’il n’a pas d’emploi parce qu’il n’a pas d’expérience et n’a pas d’expérience parce que personne ne veut lui donner sa chance. À plus long terme initier une politique de partenariats avec les écoles supérieures, universités et centres d’études bruxellois visant à offrir l’assistance, le transfert de données (notamment statistiques, rendues anonymes, pour les besoins de la recherche scientifique) et le cas échéant l’accueil de chercheurs et d’étudiants au sein des administrations de la Ville et du CPAS (recherches, thèses, travaux de fin d’études, stages, …). Développer le logement étudiant, notamment à travers des projets intergénérationnels, co-housing et l’habitat groupé (voir aussi le chapitre consacré au logement).

 

  • •Porter une attention particulière aux étudiants du supérieur, de plus en plus nombreux à émarger au CPAS, dans le but de rendre l’enseignement supérieur plus accessible, de restreindre les barrières culturelles liées à cet accès, et de renforcer les chances de réussite des épreuves d’examens et des études. Un renforcement de la Cellule étudiants est proposé (voir aussi le chapitre consacré à la lutte contre la pauvreté).

 

  • Pérenniser et renforcer l’offre de places en salles d’études à destination des étudiants bruxellois, dans les locaux du CPAS et de la Ville, pendant les sessions d’examens (janvier, mai-juin et août-septembre).

 

Créer des emplois de qualité pour les Bruxelloises et les Bruxellois

 

  • Encourager la solidarité entre communes pour lutter contre le chômage, en mettant en place une conférence des échevins de l’économie et de l’emploi.

 

  • Poursuivre les expériences pilotes et renforcer les lieux d’échanges de bonnes pratiques afin de développer et d’optimiser les leviers de développement socio- économiques des quartiers fragilisés.

 

  • Adopter des contrats locaux pour l’emploi dans une perspective de Gender Mainstreaming* et Handy Mainstreaming* en s’intégrant dans les objectifs et priorités de la Région, notamment de l’Alliance Enseignement-Formation-Emploi.

 

  • Organiser une concertation biannuelle entre les acteurs locaux de l’économie, de l’emploi et de la formation (Maison de l’Emploi et de la Formation, Mission locale, CPAS, Actiris et ses antennes, Bruxelles Formation, centres d’entreprises, Atrium, guichet d’économie sociale, partenaires sociaux locaux…) afin d’évaluer et adapter ensemble le dispositif cohérent de création et de recherche active d’emploi, de prospection de l’emploi local et de formation professionnelle au plus près des réalités locales.

ECONOMIE / EMPLOI

Adresse

Section PS de la Ville de Bruxelles

21/1 ave Van Ermengem

1020 Bruxelles

Belgique

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